Les familles
Tiré du livre : les noms de famille jurassiens de Pierre Henry
Famille Chalverat
Attribution des armoiries d’une famille Schaller, sous prétexte que Chalverat dérivait de Schaller ! La fiche d’origine a été consultée, avec une rature révélant la falsification. Un autre projet, tout aussi fantaisiste, représente trois grelots.
Châtillon-Courrendlin-Courroux
| Année | Prénom | Nom | Lieu | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| 1570 | Georges | Chalverat | Châtillon | |
| 1571 | Jean | Challeurat | Courroux | Procureur |
| 1592 | Heitzmann | Chalerat | Delémont | |
| 1636 | Adam | Chalevrat | Châtillon | Est enterré dans un pré lors de la peste de 1636 |
| 1636 | Théobal | Chalevrat | Châtillon | Mort en Hongrie |
| 1645 | Georges | Chalevrat | Châtillon |
À Delémont, le pré du Chalverat est mentionné, en 1450, devant la porte de l’évêque de Bâle, dite Porte Monsieur, aujourd’hui Porte de Porrentruy.
Sobriquet issu de « chauve », dont il est l’un des nombreux diminutifs. Il s’appliquait à un homme dégarni de cheveux, d’après Morlet Marie-Thérèse.
Certains rapprochent ce patronyme du mot chalvérien, signifiant forçat ou détenu d’un pénitencier. Cette hypothèse s’appuie sur l’allemand Schalwerck ou Schallenwerck, désignant une maison de correction établie à Berne.
Les détenus portaient autrefois une clochette (Schelle) attachée à leur collier de fer, selon Tapollet, cité par Pierrhumbert. Toutefois, cette attestation est trop tardive pour être retenue ici.
Il convient donc de s’en tenir à l’interprétation de Gobat Henri.
Famille Comte
Famille de charpentiers, dont le sceau représentait autrefois des outils liés à leur métier. La version en ma possession — aujourd’hui ornée d’une plume — correspond à un notaire de Porrentruy au XVIIIᵉ siècle, et n’a donc aucun lien avec les Comte de Châtillon.
Bressaucourt-Châtillon-Courtételle-Delémont
| Année | Prénom | Nom | Lieu | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| 1445 | Richard | Conte | Bourrignon | |
| 1472 | Jean | Conte | Courfaivre | Maire |
| 1487 | Jean | Comte | Delémont | Bourgeois |
| 1541 | Renaud | Comte | Châtillon | |
| 1631 | Nicolas | Comte | Courtételle | Cordonnier |
| 1895 | Alfred | Comte | Delémont |
Alfred Comte, pionnier de l’aviation, obtint son brevet de pilote à 18 ans à Villacoublay. Mort en 1965.
La fréquence des noms de famille d’aspect seigneurial ou de dignité, tels que Comte, Leroy, Marquis, Monbaron, Prince, fait écarter d’emblée une origine noble.
Titre de noblesse employé comme sobriquet et devenu patronyme.
Famille Cortat
L’écu à l’écureuil a été utilisé à deux reprises par un Courtat d’Alle, sans lien avec Châtillon. Il existe également un autre projet, élaboré dans les années 1940.
Châtillon
| Année | Prénom | Nom | Lieu | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| 1322 | Jean | dit Corthez | Porrentruy | |
| 1335 | Le Champ | Courtat | Coeuve | |
| 1336 | Jean | dit Curtat | Saint-Ursanne | |
| 1344 | Henriat | fils Cortat | Courgenay | |
| 1572 | Humbert | Courtat | Châtillon | |
| 1641 | Ursule | Cortat | Châtillon | |
| 1661 | Maurice | Curtat | Châtillon | |
| 1675 | Henri | Cortat | Châtillon |
Sobriquet signifiant « court » en patois jurassien, probablement utilisé pour désigner un homme de petite taille.
Famille Seuret
Le sceau dérivait de celui de Charles Seuret, communier de Delémont en 1848, avec modification. Il faudrait réellement vérifier s’il a bien existé et si ce Seuret de Delémont est apparenté aux Seuret de Châtillon.
Selon Philippe Froidevaux, ancien archiviste « Seuret est la déformation de Zurich, par modifications successives. » Cette assertion est confirmée par Jean-Philippe Gobat, ce serait donc un nom ethnique.
Châtillon-Courrendlin-Delémont-Porrentruy
| Année | Prénom | Nom | Lieu | Remarque |
|---|---|---|---|---|
| 1636 | Berhaird | Seuret | Châtillon | |
| 1639 | Hanselet | Scheureu | Châtillon | |
| 1651 | Pierre | Seuret | Châtillon | |
| 1658 | Jean-Pierre | Sceury | Courrendlin | |
| 1797 | Henri Nicolas | Seuret | Delémont | Notaire |
| 1812 | Jacques Louis | Seuret | Porrentruy | Instituteur |
Lors de la revue militaire de 1636, les trois soldats portant le nom de Seuret étaient recensés sous Zurich, d’après le fichier d’André Rais.